Écoagir en action
Fermetures d’usines, pertes d’emplois, l’économie prospère
des dernières années montre des signes d’essoufflements et
l’avenir ne semble pas annoncer un redressement de la situation.
Un regard sur l’ensemble des secteurs en croissance montre qu’ils sont
liés à l’énergie, pétrole, gaz, charbon, nucléaire.
Parallèlement, des entreprises agricoles devenues trop grosses ne
trouvent pas de relèves et lorsque c’est le cas, les nouveaux propriétaires
se tournent vers des secteurs payants qui ne sont pas toujours respectueux
de la nature.
La vision globale nous fait réaliser que la tendance générale
se retrouve aussi dans les tendances individuelles, c’est à dire
ce qui est payant, pas ce qui est sain. Voyez comment les aliments industriels
ont la cote et comment le marché du bio végète.
D’autres pays à d’autres époques sont aussi passés
par là et leur exemple devrait nous renseigner sur la marche à
suivre pour s’en tirer le mieux possible. Lorsque l’hiver arrive,
la nature se débarrasse du superflu et se retire dans un état
économe d’énergie. Les animaux hibernent, se recroquevillent
dans leurs tanières, évitent de dépenser de l’énergie
inutilement, les plantes perdent leurs feuilles et la vie se retrouve dans
les racines sous la terre.. IL n’y à que l’homme, qui adopte un
mode de vie urbain qui brûle de l’énergie en pure perte durant
ces mois d’hiver, voulant vivre comme en été. Lorsque nous
observons les moeurs de pays ou le mode de vie est resté inchangé
depuis des siècles voir des millénaires, notre réflexe
en tant qu’occidentaux est de les plaindre et même de chercher à
les “aider” à se développer comme nous. Quel exemple à
suivre...un modèle d’inefficacité et de pollution. Une société
s’étant développé avec l’aide d’une technologie de
pointe, dont les déchets sont envoyés dans le tiers monde,
ni vu ni connu.
Dire qu’il y en à encore pour croire que nous avons quelque
chose à enseigner à ces gens, devenus pauvres par la faute
de notre surconsommation. La nouvelle mode du tourisme écologique,
une tendance navrante qui ne fait que reproduire le problème pour
soi disant aider les pauvres dans les pays sous développés
selon nos standards de surconsommation. Le problème c’est l’industrie
aérienne et l’infrastructure touristique qui s’est développée
au détriment des pays qui écopent de cette supposée
manne. IL est impossible de faire le bien en se servant du mal et le voyage
en avion pour s’y rendre est le mal qui afflige ces pays, comme l’ont été
les premiers colonisateurs venus à leur époque sur de grands
vaisseaux, évangéliser l’Amérique. C’est de nos jours
le dieu argent et ses éducateurs, ceux qui enseigneront aux pauvres
ignorants indigènes à compter leurs sous et à écrire
leurs noms en bas de contrats qu’ils ne comprennent pas.
Selon toute vraisemblance nous sommes nous mêmes des colonisés,
depuis longtemps déconnectés de nos racines, au point ou
cela nous semble presque normal. Faut dire qu’il y à l’industrie
pharmaceutique qui aide à noyer la détresse ressentie lorsque
durant de courts moments de lucidité nous réalisons qu’il
ne nous reste plus d’attaches. Pour ceux qui se rappellent la première
cigarette, le premier café ou verre d’alcool et la réaction
de rejet de l’organisme, les nausées les étourdissements
qui sont venus nous mettre en garde contre ces poisons...pourquoi donc
avoir continué ? la pression sociale, la peur d’être rejetés
par nos “amis” qui souvent travaillaient pour des compagnies qui vendaient
ces produits.
Voyez ce que le mode de vie moderne aura eu comme effet chez les autochtones
et vous y verrez les symptômes de rejet de l’organisme après
la première cigarette ou autres drogues légales vendues par
le système appelé à tort libre marché. Dans
le cas des autochtones comme pour les urbains ils ont été
déconnectés de leur mode de vie traditionnel au point de
perdre leurs repaires. La différence et que pour nous, la première
bouffée de la cigarette urbaine remonte à longtemps.
Quoi qu’il en soit, nous sommes devenus accrocs de ces drogues
grâce auxquelles se sont bâties des fortunes, avec lesquelles
ces bienfaiteurs de la première heure ont créés de
nombreux emplois dans des secteurs superflus. Jusqu’au jour où l’économie
du pays montra des signes d’essoufflement, que les travailleurs pris au
piège de la surconsommation demandèrent un peu plus et où
les patrons décidèrent de déménager leurs usines
là ou les travailleurs demandaient moins, dans ces nouveaux pays
producteurs où ils avaient tissés leur toiles de dépendances
chez des populations captives.
Voilà donc la clé de la soumission moderne de la supposée
libre adhésion à la mondialisation par plusieurs pays, la
plupart étant captifs derrière des frontières érigées
sans aucune considération des mouvements saisonniers du nomadisme
primitif. Bien que les connaissances modernes tendent à démontrer
que la nature ne peut être confinée, qu’elle doit pour rester
en santé être diversifiée et libre de s’exprimer, les
structures érigées par l’homme pour générer
des profits sont toujours exemptées de s’y conformer. Elles étouffent
et intoxiquent la vie qui alors doit être maintenue en vie artificiellement,
avec les antidotes et la technologie que les patrons et riches propriétaires
sont les seuls à détenir. Nos gouvernements successifs, toujours
à la solde des développeurs de la première heure devenus
marionnettistes de politiciens à la chambre des communes, continuent
de raconter n’importe quoi au peuple pour le maintenir dans une léthargie
incapacitante. Cette aide, ces nombreux programmes sociaux, système
de santé, de solidarité sociale, de développement
des infrastructures sont tous à mettre dans la même poubelle
sous la rubrique mensonges. Ils rendent les gens malades avec leur
produits, leur retire leurs terres et la possibilité de se suffire
par eux mêmes, pour ensuite se montrer généreux avec
leurs programmes sociaux. Y en à t-il parmi vous qui s’en rendent
compte ?
Pour survivre à la crise qui s’en vient, à l’hiver économique
où les amis employeurs d’antan auront disparus avec l’argent gagné
sur notre dos, en surexploitant nos pères, mères et terres
qu’ils laisseront intoxiquées, il faut dès maintenant faire
comme les plantes et animaux l’automne, laisser tomber le superflu et réduire
notre consommation au minimum.
Quitter la ville, rejoindre les groupes qui font la promotion des valeurs
de coopération et d’inter relations dans un contexte local, investir
ses énergie à mettre en place les lieux et remettre en valeur
les terres pour pouvoir compter sur nos propres ressources. Ceux qui ont
des sous, qui peuvent permettre au mouvement de s’amorcer, nous sommes
prêts à conseiller, appuyer et aider dans l’achat de terres
en région pour l’organisation d’un réseau local
Libérer la terre
Le mouvement, libérer la terre, sont une action mise en place pour arrêter la spéculation et la surexploitation qui en découlent, pour instaurer sur les territoires libérés des modèles d’exploitation respectueux du sol et de la nature. Pour y arriver, nous privilégions l’adhésion aux principes découlant d’une empreinte écologique soutenable pour l’ensemble de la planète. Ces principes sont appliqués concrètement dans le mode de vie adopté par les habitants des éco-hameaux qui sont et seront aménagés sur les terres libérées. La fondation chapeautée par Écoagir, s’occupera d’acheter les terres et d’établir les éco-hameaux en association avec des intervenants qualifiés en culture biologique et en construction saine. Le modèle privilégié est la coopérative et la gestion des ressources selon une direction matriarcale. L’instauration de ce modèle régional, grandira localement par des échanges tant au niveau des productions que de l’aide directe pour l’aménagement et la construction. L’usage de la monnaie ne sera pas nécessaire au sein des terres libérées, tous les échanges internes se faisant par le troc. Le financement nécessaire au paiement des taxes, outils et ressources pour la mise en place du projet vient et viendra de donations ou de legs de ceux qui croient dans la nécessité de cette action.
Mode de vie soutenable
Quel serait un mode de vie soutenable, dans l’optique où il pourrait être applicable pour tout le monde? Pas le mode de vie que nous avons présentement ici au Québec, pas celui de la majorité, car selon toutes les études, il faudrait plusieurs planètes Terre pour que l’humanité dans son ensemble puisse l’adopter. Les acquis que nous croyons pour la plupart non négociables sont pourtant ce qu’il faut reconsidérer. La sécurité sociale, le système de santé, le réseau routier et d’autres secteurs doivent être revus et réformés, car nous n’avons pas les moyens de ces ambitions. Lorsque l’emphase est mise sur le local, il devient moins nécessaire de se déplacer, ce qui réduit les exigences quant aux moyens de transports. Surtout si l’alimentation ne dépend pas où très peu d’importations. Même principe pour ce qui est de la santé, si elle est prise en main, par l’adoption d’un mode de vie sain, d’une responsabilisation individuelle quant à nos choix de vie, le recours à la médecine moderne n’est plus nécessaire. Qu’il y ait au sein des éco-hameaux des médecins de famille, pour rafistoler des fractures ou des blessures mineures est une chose, mais de recourir à une médecine qui prend la place de la nature et qui s’occupe de maintenir en vie des gens qui ont des maladies chroniques et incapacitantes en est une autre. Lorsqu’il est question de responsabilité individuelle, il est question d’assumer ses choix lorsque l’on décide d’adhérer au mode de vie qui est proposé. Si je décide d’accepter la maladie et ses conséquences comme étant un moyen naturel de sélection, je suis solidaire d’une grande partie de l’Humanité qui n’a aucun recours que ceux de son corps et des proches qui le soutiennent. Voilà donc le mot clé, soutien. Ce soutien s’articule autour des moyens simples et accessibles dans les jardins et la nature, sous la forme d’herbes médicinales dont la concentration en principes actifs permet au corps de participer à la guérison, mais aussi de personnes-ressources qui accompagnent la personne malade par des attitudes positives. La santé découle d’habitudes saines et c’est où il faut d’abord agir et c’est où le mode de vie des éco-hameaux et son modèle alimentaire vient participer. Sont proscrits, tabac, alcools, aliments raffinés, médi-ca-ments de pharmacie, cafés, légumes, fruits et céréales. issus de la culture industrielle. Cela semble restrictif? Ce n’est pourtant que le début, beaucoup d’autres aspects du mode de vie doivent être épurés pour arriver au modèle soutenable. IL faut oublier l’automobile individuelle qui se verra remplacée par un véhicule communautaire qui ne pourra être utilisé que dans des circonstances où la communauté dans son ensemble en bénéficiera. L’habitation peut être individuelle, mais elle ne comporte que le minimum, étant donné que l’alimentation est régie et offerte durant la saison productive dans la cuisine communautaire. Ce bâtiment central comprend en plus de la cuisine, les outils nécessaires à la transformation et la préservation, comme le caveau, le séchoir, le moulin à farine et autres outils. L’éco-hameau se veut un modèle organique et de ce fait adopte comme la nature les rythmes qui font son efficacité. L’hibernation où dans les mois les plus sombres et froids la nature sommeille, est et sera adoptée par les habitants. C’est alors que chacun se retrouve individuellement chez soi, avec une part de réserves pour hiberner tranquille et au chaud. Les habitations sont petites et efficaces, les installations et systèmes simples et écologiques.
Alimentation
Avant que les productions puissent être suffisantes pour nourrir les habitants, il y aura la période transitoire où le recours aux ressources extérieures est nécessaire. Est-il bon de rappeler l’image du cordon ombilical ou du sein que l’enfant tête avant de pouvoir manger par lui-même ? C’est d’une nouvelle naissance dont il est question avec le mouvement libérer la terre et la mise en place des éco-hameaux. La culture biologique des légumes, légumineuses, céréales et fruits avec un apport minimal de produits animaux, dans un contexte où ces produits peuvent être consommés sans mettre en jeu l’équilibre écosystémique. L’emphase sera mise, pour l’apport de verdure hivernale, sur les pousses et germinations, qui sont une solution pour réduire et à la limite cesser nos importations extérieures par le réseau habituel. Les serres et jardins doivent en saison prendre la relève pour fournir la verdure.
Aide au développement des éco-hameaux
Ce qu’il faut comprendre de la difficulté qu’à la culture biologique à s’implanter dans nos régions, c’est l’absence d’aides concrète pour sa mise en place! IL y a très peu d’entreprises qui ont les moyens de faire la transition entre le commercial et le bio, qui demande quelques années pour mettre en place. Sans investissements privés, il est illusoire d’attendre quoi que ce soit des gouvernements, sans une implication individuelle, rien ne peut se faire. Bien que j’ai tracé les grandes lignes du projet libérer la terre, il y aurait encore beaucoup à dire pour clarifier cette vision organique et soutenable, véritable alternative pour ceux qui croient encore qu’il est possible de renverser la tendance suicidaire du mode de vie Américain.
Pour ceux qui veulent aider à sa réalisation
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