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Démocratie ?
Nous assistons présentement à un apparent mouvement de libération où plusieurs pays dirigés pas des dictatures s’émancipent pour instaurer la démocratie. Les populations de ces pays ont en commun d’avoir subies des répressions dans plusieurs domaines, dont la liberté de parole ou d’association et l’accès au travail ou des ressources suffisantes.
Pour comprendre ce qui s’y passe il faut remonter dans le temps et analyser les causes qui ont permise l’établissement des ces régimes dictatoriaux. Nous verrions alors, que certains pays sur la planète se sont développés plus vite que d’autres et que ces pays ont ensuite proposés les outils  qu’ils avaient mis au point pour y arriver à ceux qui étaient moins développés. Une stratégie strictement marchande qui s’est servie du prétexte de libéralité pour induire en erreur.
 Dire que dans certains de ces pays peu développés en regard de la technologie, la population était heureuse et ne désirait pas ce développement peut sembler surprenant et pourtant c’est la vérité. Ce développement et l’adoption de la technologie y aura été imposé par la force des clans subventionnés pour y prendre le pouvoir.  Ce qui s’est passé jadis se passe encore dans les régions ou des multinationales cherchent à exploiter des gisements ou établir des monocultures là ou le climat est propice.
J’ai rencontré plusieurs personnes de pays différents qui m’ont éclairé sur des aspects de cette  imposture.  Pour l’Afrique du nord une personne me racontait comme son grand père avait dû se cacher pour continuer à cultiver ce qui nourrissait les siens depuis des générations, parce que le pouvoir en place voulait modifier l’agriculture du pays pour répondre aux exigences des État Unis qui demandaient des variétés homogénéisées avant d’accepter de transiger avec le pays.
Pourtant, les variétés traditionnelles étaient plus productives et adaptés aux conditions.
Ce pays qui se dit le plus démocratique sur la planète est en même temps celui qui vend le plus d’armes pour amoindrir les libertés individuelles dans les pays qu’il dit vouloir aider à se démocratiser.  La technologie de pointe, celle qui sert à divertir l’attention de l’homme des vrais enjeux est alors présentée comme le nec le plus ultra de la liberté d’expression, celle qui va de pair avec cette démocratie.  Les gens peuvent désormais dire ce qu’ils veulent avec l’illusion que cette parole peut à la limite changer les choses. Pourtant jamais le système politique n’aura été aussi paralysé et de ce fait lent à réagir aux demandes du peuple.  La distance est telle entre le citoyen et le pouvoir que les demandes se perdent en chemin et n’aboutissent pas.  La réalité est que tout ce qui se fait dans cette sphère est dans la surenchère et le superflus jamais ne s’adresse aux enjeux fondamentaux. La vitesse et l’étendue que permettent les moyens de communication modernes, cachent l’impossibilité d’agir concrètement par ces moyens.

Les médias ont fait de la démocratie un synonyme de liberté alors que dans les faits cette démocratie est tout le contraire. Car cette supposée liberté de parole ne peut se traduire par des changements dans le réel.  Tout ce qui est fait est décoratif, donne l’illusion d’un beau contenant qui sous le couvercle est sans  contenu.  Pourquoi les gens ne vont pas plus loin que le contenant ? Pourquoi ne soulèvent ils pas le couvercle ? Parce que tout est mis en place pour divertir leur attention loin des enjeux majeurs. Ces pays qui ont succombés au développement accéléré rendu possible par la technologie, ces pays sont maintenant en face d’une population plus nombreuse que ce que les ressources naturelles ne peuvent soutenir. Plusieurs se sont rabattus sur le tourisme, devenant dépendant d’un apport en monnaie temporaire qui les rendent encore plus dépendants des détenteurs de capitaux. J’ai souligné le caractère restreint des choix offerts aux citoyens des pays développés en disant que la multitudes des choix offerts étaient en fin du compte des choix sans valeurs. Pour être en mesure d’étourdir le peuple avec autant de produits, les marchands les ont tout simplement dilués au point de les rendre sans valeurs.  Ils en sont même venus à donner de la valeur à des choses qui n’en avait pas auparavant, établissant un nouveau barème pour l’établir.
Dans des grands restaurants prestigieux, primés par les journalistes au service des médias et de l’industrie, la foule se presse pour déguster dans un décor riche et somptueux de la chair toxique arrosé d’un liquide dénaturé.
Dire à tous ces gens que la liberté c’est de pouvoir quérir fraîche sa nourriture dans une nature inviolée et de s’abreuver d’une eau pure dans des sources limpides, dire cela c’est de parler une langue étrangère. La liberté n’est pas un mot, c’est un état que l’on ressent lorsque l’on vie dans la région qui convient à notre nature et que l’on participe à sa fertilité.
Lao Tseu, le grand sage Chinois disait que lorsque le bien est décrit et accepté de tous, c'est le moment où le mal apparaît. Dans les faits et le temps viendra le confirmer, lorsque l'on parle du bien et commence à vouloir l'imposer, c'est que c'est du mal dont il est question. Ainsi est la démocratie et le fait que plusieurs en brandisse l'étendard.

Plus il dit moins il sait, plus il sait moins il dit.  Plus il parle moins il agit, plus il agit moins il parle. Ce va et vient entre l'un et l'autre des opposés, ce mouvement est la balance qui penche d'un côté ou de l'autre.